Chaque matin

Chaque matin je me réveille un peu plus sourd

Rien qu’a voir le dédale qui m’entoure

Je déplace une clope écrasée

Dont le parfum résume l’ambition de mes journées

Je baille un peu je m’étire

Tous mes slips sont sales

Si ça ne tenait qu’à moi nous passerions tous au pagne

Je rassemble ma tête

Enjambe l’escalier

Ma voisine me rappelle qu’il faut fermer la porte à clef

J’imagine un instant

Lui dire de cette façon

« Je sais que la roue tourne, je joue cette carte à fond. »

Mais bien sûr je la ferme

Et boucle les deux tours

Quand ma voisine couve son syndrome des deux tours

 

Elle nage dans ses incertitudes

On nage dans nos incertitudes

 

Y a moins de vols qu’avant

J’en suis persuadé

Ma voisine me raconte ce que les média nous chantent et

Je la plains d’un côté

De ne pas se rendre compte

Que c’est pas des paumés qui créent le zéros sur son compte

Je m’amuse à l’idée

Que les puissants de ce monde

Impactent ma journée dès ses premières secondes

Qu’est-ce qu’ils nous laissent au fond

Qu’est-ce qu’ils reste aux nations

Ma voisine s’en va et je continue ma chanson

 

Refrain

Ils nagent dans nos incertitudes

Et savent faire du monde une page de pub

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