Cette cravate noire

Moi j’entrais sur mes 18 ans

j’enfilais mes souliers pour aller dans la cour

je portais les chemises de mes grands-parents

où qu’ils soient j’en suis fier

et leur passe le bonjour

bachelier je deviens qui plus est citoyen

j’emménage dans la vie ouvert à double tour

me sentant la puissance de l’homme vivant

portant encore en moi les rêves d’un enfant

je croyais rayonner comme avait su le faire

cette cravate noire du temps de mon grand-père

nous croquions dans la tarte en espérant la fève

c’est alors qu’arrivèrent les premières grèves

et j’assiste crédule en voyant les médias

il y a ceux qui spéculent et ceux qui ne l’acceptent pas

on nous dit que l’Europe est au bord du gouffre

on nous parle de rigueur les politiques doutent

quand la monnaie se fait la malle

on pompe le système social

les événements venaient nous broyer le cerveau

et n’ayant que mes rêves je n’avais pas le dernier mot

 

Vu l’état de l’État dans cette tempête fiscale

traitée par des types qui tripent à nous mettre à mal

et puisent dans le tas trichent et traident tout autour

épuisent les États c’est le compte à rebours

et chacun fait la cour pour remplir son compte

mon mépris n’a de valeur envers la cour des comptes

certains prient pour des cours, d’autres courent pour des prix

certains comprennent qu’il faut qu’on prenne des cours

ceux qui prient pour les cours oppriment mais l’écrit

aide ceux pris de court à clamer l’accalmie

un certain court sur pattes ne l’a je crois pas compris

et la blonde qui rôde garde un mauvais parti pris

et la blonde qui rôde (ter)

 

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